Ti' Voyage en Martinique...

Un bref récit, d'un bref séjour en Marinique...

18 mars 2007

Victor Schoelcher

Il naît le samedi 22 juillet 1804 dans une famille bourgeoise . Il fit ses études au lycée Condorcet. Le jugeant désœuvré, son père, porcelainier de renom, l'envoie au Mexique  pour affaires en 1830. Visitant Cuba, il y est révolté par l'esclavage. De retour en France, il publie des articles, des ouvrages, multiplie ses déplacements d'information et adhère à la Société pour l'abolition de l'esclavage. Il n'aura de cesse que de lutter pour la libération des esclaves.

Le discours abolitionniste de Schoelcher évolue au cours de sa vie. En effet, au début de son engagement, il s'oppose à l'abolition immédiate de l'esclavage. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, "Des Noirs", il demande ouvertement de laisser du temps aux choses. Cette vision de l'abolition qu'il a, se retrouve en 1833, dans son premier grand ouvrage sur les colonies : Del'esclavage des Noirs et de la législation coloniale. Pour lui, il serait dangeureux de rendre instantanément la liberté aux noirs, parceque les esclaves ne sont pas préparés à la recevoir. Il souhaite même le maintien de la peine du fouet, sans laquelle les maîtres ne pourraient plus travailler dans les plantations. Il faut attendre un nouveau voyage dans les colonies pour qu'il se tourne vers une abolition immédiate.

Nommé dans le Gouvernement provisoire de 1848  Sous secrétaire-d'État à la Marine et aux colonies par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement parait au Moniteur, le 5 mars. Député de la Martinique et de la Guadeloupe entre 1848 et 1850  il siège à gauche.

En tant que président de la commission d'abolition de l'esclavage, il est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France et dans ses colonies. L'esclavage avait déjà été aboli en France à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire, pendant la Révolution française , puis rétabli par Bonaparte en 1802.

Républicain, défenseur des droits de la femme, adversaire de la peine de mort, il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte. Il s'exile en Angleterre où il rencontre fréquemment son ami Victor Hugo. En 1870 il revient en France . Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu député de la Martinique à l'Assemblée Nationale (1. En 1875, il est élu sénateur inamovible.
A la fin de sa vie, comme il ne s'était jamais marié et qu'il n'avait pas eu d'enfant, il décida de donner tout ce qu'il possédait.
Enterré à Paris au cimetière du Père Lachaise, ses cendres furent transférées au Panthéon le
20 mai 1949 en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué (premier noir à y être inhumé).

« Schoelcher, un homme dont chaque mot est encore une balle explosive. » Aimé Césaire (1948)

Posté par Shakti à 08:32 - Un Grand Homme! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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