21 mars 2007
Aimé Césaire
Biographie d'Aimé Césaire
Aimé Césaire est né le 26 juin 1913 au sein d'une famille nombreuse et pauvre à Basse Pointe, au Nord de l'île de la Martinique. Il poursuit ses études secondaires en tant que boursier du gouvernement français au Lycée Louis Le Grand de très grande renommée. Là, il connaît le grand poète sénégalais Léopold Sedar Senghor, l'écrivain Ousmane Socé, entre autre. En contact avec ces jeunes africains, Césaire découvre une terre volontairement occultée à l'inconscient antillais. C'est à partir de ce moment que commence son exaltation des valeurs noirs et la revalorisation de l'Afrique, la terre de ses ancêtres. En septembre 1934, il fonde, avec d'autre écrivains antillais et africains, Senghor, Damas, Birago Diop, le journal "L'Etudiant noir". C'est dans ce journal qu'apparaît pour la première fois le mot "Négritude; ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l'assimilation culturelle; le rejet d'une certaine image du noir paisible, incapable de construire une civilisation. Le culturel prime sur le politique. C'est au nom de la culture et des valeurs spirituel connu comme la négritude.
En 1935, Césaire est admis à l’école Normale Supérieure et cette année là il commence à écrire Cahiers d’un Retour au Pays natal, une de ses oeuvres les plus connues. Quelques mois après la publication de ce livre, Césaire retourne à la Martinique. Il fonde avec René Ménil et Aristide Maugée la revue ‘’Tropiques’’. Césaire adhère au Surréalisme et en 1941 rencontre à Fort-De-France le fondateur du Surréalisme français, André Breton.
Sous l’influence de ce mouvement il écrit les Armes miraculeuses. En 1944 Breton rédige la préface de Les Armes miraculeuses, publié aux Ediciones Hemisferio.
En 1944, il passe 6 mois en Haïti où il donne de nombreuses conférences. Cette visite fut capitale pour la conception, plus tard, de sa pièce de théâtre La Tragédie du Roi Christophe.
En 1945 Césaire est élu Maire de Fort-De-France et Député, candidature présentée par le Parti Communiste Français. Il participe à la fondation de la revue ‘’Présence Africaine’’ sous l’impulsion, en autres, d’Allioume Diop, Paul Niger et Guy Tirolien.
En 1950 il publie dans la revue ‘’Présence Africaine’’ son ‘’Discours sur le colonialisme’’, un de ses textes les plus violents. Césaire s’éloigne du Parti Communiste Français dont il démissionne cette même année, quelque peu déçu par la position du parti par rapport à la question nationale.
En 1957 il crée le parti Progressiste Martiniquais, qui a pour ambition d’instaurer ‘’un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l’action’’.
Parallèlement à son activité politique, il continue son oeuvre d’écrivain et publie de nombreux livres de poèmes Soleil Cou Coupé, Corps perdu, Ferrements. A partir de 1960 il s’oriente vers le théâtre. Successivement il écrit La Tragédie du Roi Christophe (1963), interprétée avec un grand succès dans toutes les capitales de l’Europe; Une saison au Congo (1965), Une tempête (1970).
Au total Césaire à publié plus de 14 oeuvres, des poésies, des pièces de théâtre et des essais. Plus de 64 publications ont été consacrées à l’oeuvre du grand poète. Egalement de nombreux colloques et conférences internationales ont été organisés sur son oeuvre littéraire qui est universellement connue. Son oeuvre a été traduite dans de nombreuses langues étrangères, anglais, espagnole, allemand et d’autres langues.
Césaire a mené une vie politique intense au profit de son peuple. Il a été Député et par conséquent membre de l’Assemblée Nationale française de manière ininterrompue de 1946 à 1993. Depuis de nombreuses années il est le Maire de Fort-De-France et il est considéré comme un Père de sa patrie natale en raison de son dur combat pour la défense de la culture de son peuple et des conquêtes politiques.
Port de plaisance



20 mars 2007
Les marchés...






L'Agriculture
L'agriculture
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Le secteur de la canne à sucre
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L’économie martiniquaise souffre des mêmes difficultés que celle de la Guadeloupe. En matière agricole, a-t-elle su mieux maîtriser ses problèmes sucriers ? La dernière sucrerie, l’usine du Gallion ne produit plus assez de sucre pour satisfaire la consommation locale. Plus de la moitié des 200 000 tonnes de cannes récoltées sont destinées aux distilleries pour la fabrication de rhums parmi les plus célèbres de la Caraïbe. L’île doit d’ailleurs importer de la mélasse de Guadeloupe pour satisfaire les besoins de production de rhum industriel. La Martinique produit chaque année environ 100 000 hl de rhum (équivalent alcool pur) dont les deux tiers en rhum agricole à l’excellente image de marque contre 75 000 hl pour la Guadeloupe dominés à 80 % par les rhums industriels. Toutefois, la saturation du marché européen des alcools et la définition laxiste que vient d’adopter la C.E.E. laissent peser des menaces sur les débouchés d’une boisson forte, parfumée, originale et emblématique de la société antillaise.
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Une agriculture dominée par le secteur bananier :
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Le secteur bananier est le premier secteur agricole de l’île : il fournit 41 % de la valeur agricole finale. Alors que la plupart des autres cultures ont reculé, les bananes ont progressé en surface depuis 1981 (de7200 à 8250 ha).
Deux mille planteurs se partagent cet espace avec une moyenne d’ exploitation plus élevée que la moyenne agricole (4,1 ha contre 2, 2) et supérieure à la bananeraie guadeloupéenne (2,5 ha). Plus du quart des planteurs n’occupent que 12% des surfaces en bananes avec moins d’un hectare chacun, alors que 181 gros planteurs (9 % du total) concentrent les deux tiers du total (30 ha en moyenne).
La production oscille autour de 200 000 tonnes (85 % exportés) en fonction des aléas climatiques, les rendements sont médiocres (25 tonnes à l’ hectare ), nettement inférieurs à ceux d’Amérique centrale (40 tonnes à l’ ha), et aurait tendance à stagner.
Le bananier est une plante très fragile à tout vent supérieur à 50 km/h et sensible aux attaques parasitaires. Les coûts d’exploitation sont très élevés et les planteurs sont très endettés. Ils s’inquiètent de la mise en place du marché unique européen.
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L’ananas :
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La Martinique a une assez longue tradition dans la culture de l’ananas, appuyée sur de bons sols situés sur les flancs nord-est du massif septentrional. Les concurrences africaine et asiatique sont trop fortes et cette culture a dû être protégée par une garantie de débouché analogue à celle des bananes et par des aides effaçant des dettes ou des subventions à la conserverie.
Autres cultures :
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La culture des melons est plus dynamique : 1250 tonnes sur 100 ha.
Un gros effort a été fait sur les vergers : plus de 400 ha d’avocats et près de 250 de limes, mais les surfaces régressent devant la nouvelle concurrence africaine aux coûts de revient très bas.
La réussite des cultures florales est évidente ; elles occupent un millier d’exploitants dont une centaine regroupés sur 350 ha qui ont exporté quelques dizaines de tonnes en Métropole et aux Etats-Unis, tandis que le marché local se développe, renforcé par les nombreux achats des touristes.
18 mars 2007
Victor Schoelcher
Il naît le samedi 22 juillet 1804 dans une famille bourgeoise . Il fit ses études au lycée Condorcet. Le jugeant désœuvré, son père, porcelainier de renom, l'envoie au Mexique pour affaires en 1830. Visitant Cuba, il y est révolté par l'esclavage. De retour en France, il publie des articles, des ouvrages, multiplie ses déplacements d'information et adhère à la Société pour l'abolition de l'esclavage. Il n'aura de cesse que de lutter pour la libération des esclaves.
Le discours abolitionniste de Schoelcher évolue au cours de sa vie. En effet, au début de son engagement, il s'oppose à l'abolition immédiate de l'esclavage. En 1830, dans un article de la Revue de Paris, "Des Noirs", il demande ouvertement de laisser du temps aux choses. Cette vision de l'abolition qu'il a, se retrouve en 1833, dans son premier grand ouvrage sur les colonies : Del'esclavage des Noirs et de la législation coloniale. Pour lui, il serait dangeureux de rendre instantanément la liberté aux noirs, parceque les esclaves ne sont pas préparés à la recevoir. Il souhaite même le maintien de la peine du fouet, sans laquelle les maîtres ne pourraient plus travailler dans les plantations. Il faut attendre un nouveau voyage dans les colonies pour qu'il se tourne vers une abolition immédiate.
Nommé dans le Gouvernement provisoire de 1848 Sous secrétaire-d'État à la Marine et aux colonies par le ministre François Arago, il contribue à faire adopter le décret sur l'abolition de l'esclavage dans les Colonies. Le décret signé par tous les membres du gouvernement parait au Moniteur, le 5 mars. Député de la Martinique et de la Guadeloupe entre 1848 et 1850 il siège à gauche.
En tant que président de la commission d'abolition de l'esclavage, il est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France et dans ses colonies. L'esclavage avait déjà été aboli en France à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire, pendant la Révolution française , puis rétabli par Bonaparte en 1802.
Républicain, défenseur des droits de la femme, adversaire de la peine de mort, il est proscrit durant le Second Empire par le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte. Il s'exile en Angleterre où il rencontre fréquemment son ami Victor Hugo. En 1870 il revient en France . Après l'abdication de Napoléon III, il est réélu député de la Martinique à l'Assemblée Nationale (1. En 1875, il est élu sénateur inamovible.
A la fin de sa vie, comme il ne s'était jamais marié et qu'il n'avait pas eu d'enfant, il décida de donner tout ce qu'il possédait.
Enterré à Paris au cimetière du Père Lachaise, ses cendres furent transférées au Panthéon le 20 mai 1949 en même temps que celles du Guyanais Félix Éboué (premier noir à y être inhumé).
« Schoelcher, un homme dont chaque mot est encore une balle explosive. » Aimé Césaire (1948)
Bibliothèque V.Schoelcher
à Pointe à Pitre : une construction d'époque Ma-gni-fi-que!!!!
Jugez par vous mêmes:


17 mars 2007
Visite d'une distillerie
Distillerie Trois Rivières
Au Sud de notre île, Près des plages tranquilles, la Plantation Trois Rivières vous invite dans son univers. Des champs de canne coupés
au sucre fermenté, vous saurez tout sur la fabrication de notre rhum agricole de tradition. Ne manquez ni sa dégustation ni les activités à votre disposition.Le Moulin de Trois-Rivières
Renouveau d’un symboleTrois-Rivières ne pouvait mieux afficher sa fidélité aux méthodes ancestrales de fabrication des rhums de Martinique. Célèbre emblème des rhums Trois-Rivières, le moulin à vent de l’ancienne distillerie a été reconstruit en s’inspirant du modèle figurant sur les étiquettes. On découvre à l’intérieur les « rolls » qui servaient à broyer la canne pour en extraire le jus. C’est pour Trois-Rivières un symbole fort du lien entre tradition et modernité. Avec la construction d’un local de stockage, ce moulin à vent participe en effet à la reconversion du site industriel vers une activité pédagogique et touristique. Maintenues en parfait état, les installations techniques seront ouvertes au public toute l’année : découverte de la fabrication du rhum agricole, de la coupe de la canne au vieillissement du rhum. D’autres projets sont en cours. Situé sur la route des plages, l’ensemble devrait constituer d’ici cinq années un axe majeur sur le plan touristique dans le sud de la Martinique.
16 mars 2007
Acras de morue
125 g de morue salée
1 oignon 60 g de cive
3 branches de persil
1 gousse d'ail 
1 piment antillais
250 g de farine
1 cuil. à café de bicarbonate de soude
1 cuil. à soupe de vinaigre huile, sel, poivre du moulin
Préparation : environ 30
- Dessalage : 12 heures
Cuisson : 15 min
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Faites dessaler la morue dans de l'eau froide pendant 12 heures
. La faire cuire à l'eau bouillante. Enlever la peau et les arêtes et émietter la chair. Hacher l'oignon, les cives, le piment (sans les graines), le persil et l'ail. Mélanger le tout à la morue. Dans une jatte, faire un puits avec la farine. Incorporer la morue et ses aromates, puis verser 20 cl d'eau froide tout en remuant, jusqu'à obtention d'une pâte onctueuse, pas trop liquide. Ajouter le bicarbonate de soude dilué dans 1 cuillerée à soupe de vinaigre. Dans une friteuse ou une sauteuse, déposer des cuillerées à café de pâte dans l'huile chaude. Laisser gonfler et dorer les acras de chaque côté, les placer sur un papier absorbant. Servir de suite, les acras se gégustent chauds et croustillants.
Pour 6 personnes.
Port de pêche !


Après la visite, nous sommes allés manger du poison frais péché....
Je vous laisse imaginer le plaisir du palais....
09 mars 2007
Ti punch ( oblige...)
Ingrédients :
4 mesures de rhum agricole
(blanc de 50° à 55°, ou vieux de 43°)
1/2 mesure de sucre de canne ou de sirop de canne 
1 citron vert
Préparation :
Versez le sucre ou le sirop de canne au fond du verre, coupez un ti morceau de citron vert, pressez-le pour arroser le sucre de son jus et déposez le dans le verre.
( note : certains puristes ne pressent pas le ti morceau de citron )
Ajoutez le rhum et remuez le verre, lentement avec amour, d'un geste souple du poignet que seuls les habitués maîtrisent, car la préparation du ti-punch est avant tout un art.
Votre punch est enfin prêt, il ne vous reste plus qu'à le siroter lentement, entre amis et ...... avec modération


